English version

? | Page d'accueil | Plus | Jeux vidéo | Atari VCS 2600

Site de Grebz
Site de Grebz



ATARI VCS 2600


Atari VCS 2600


Quelques jeux sympas sur Atari VCS 2600
Astérix, Asteroids, Barnstorming, Battlezone, Beamrider, Decathlon, Enduro, Moon Patrol, Obélix, Pac-Man, Pitfall!, Pitfall 2, River Raid, Space Invaders

Téléchargements : un émulateur Atari VCS 2600 pour PC, et des jeux
Présentation de l'Atari VCS
Historique de la console
Messages

Haut de page

ASTÉRIX

Année : 1983
Éditeur : Atari

Le joueur dirige la tête d'Astérix librement de haut en bas et de droite à gauche. Le but est d'attraper les chaudrons et autres objets pour gagner des points et d'éviter les lyres qui font perdre une vie. Les chaudrons et les lyres apparaissent de la droite ou de la gauche et traversent l'écran. Parfois, il n'y a que des chaudrons (ou autres objets), parfois ce ne sont que des lyres, la plupart du temps, il s'agit d'un mélange des deux, et le joueur doit donc naviguer habilement pour récupérer les chaudrons tout en évitant soigneusement les lyres.

Très simple mais assez accrocheur. Un pur jeu de scoring dont l'intérêt principal est de tenter de battre son propre score. Les bruitages et les graphismes sont assez minimalistes, mais c'est une quasi-constante sur l'Atari.

Astérix Astérix

Vidéo d'Astérix

Haut de page

ASTEROIDS

Année : 1981
Éditeur : Atari

Adaptée d'un jeu d'arcade d'Atari qui avait la particularité de présenter des graphismes vectoriels en noir et blanc, la version Atari VCS propose des graphismes en couleurs. Le joueur dirige ici un vaisseau qui apparaît au milieu de l'écran et doit survivre au milieu d'un champ d'astéroïdes. Chaque tir sur un astéroïde l'éclate en deux astéroïdes plus petits, chacun de ces astéroïdes moyens pouvant à leur tour être subdivisés en deux petits astéroïdes de la taille du vaisseau. Un tir sur ces petits astéroïdes les fait enfin disparaître définitivement. Une fois l'écran nettoyé, une nouvelle vague d'astéroïdes fait son apparition, sans fin.

Le vaisseau peut tourner sur lui-même sans se déplacer, mais on peut aussi le faire avancer, ce qui devient tout de suite plus périlleux car il est soumis à une certaine inertie dans ses déplacements et n'est donc pas très maniable. Il est aussi possible de se téléporter (en tirant la manette vers soi), c'est à dire de se transporter instantanément à un autre endroit de l'écran pour échapper à un danger inévitable. Le problème, c'est que la réapparition du vaisseau se fait aléatoirement, et on peut se retrouver juste sur la trajectoire d'un astéroïde, annulant le bénéfice de la téléportation. De temps à autre, un vaisseau extra-terrestre hostile traverse l'écran en tirant à peu près n'importe où autour de lui, ses tirs ayant une chance raisonnable de vous toucher.

Les graphismes sont... moches, les astéroïdes ressemblent plutôt à des grosses patates colorées qui traversent l'écran de haut en bas en se déplaçant progressivement de droite à gauche, ou inversement. Au bout d'un moment, il y a des astéroïdes dans tous les sens et il devient difficile de gérer les priorités. le jeu n'ayant pas de fin, il est de toute manière évident que le joueur va finir par perdre. Comme tout bon jeu d'arcade, le but est de tenir le plus longtemps possible pour faire le meilleur score possible.

Asteroids Asteroids

Asteroids arcade
Asteroids en version arcade (1979)

Vidéo d'Asteroids

Haut de page

BARNSTORMING

Année : 1982
Éditeur : Activision
Conçu par Steve Cartwright

Le joueur pilote un biplan et doit passer sous un certain nombre de granges en un minimum de temps, tout en évitant les obstacles qui le ralentissent (des éoliennes, des oies, des moulins). Il y a 4 niveaux de difficulté. Au premier niveau, il faut passer sous 10 granges, 15 pour les niveaux 2 et 3, et 25 pour le dernier niveau. Les trois premiers niveaux présentent toujours le même parcours, tandis que le dernier niveau arrange les obstacles aléatoirement.

Le jeu est graphiquement agréable et coloré, dans les limites des capacités de la console bien entendu. Chaque partie ne dure que quelques dizaines de secondes et la difficulté n'est pas très élevée. L'intérêt pour le joueur est surtout de chercher à améliorer ses meilleurs temps. Ce jeu n'est certes pas passionnant, mais il est suffisamment sympathique et maniable pour donner envie de se faire une petite session de quelques minutes de temps à autre.

Barnstorming Barnstorming

Vidéo de Barnstorming

Haut de page

BATTLEZONE

Année : 1983
Éditeur : Atari

Battlezone est à l'origine un jeu d'arcade d'Atari sorti en 1980. Très innovant graphiquement, il est en 3D et entièrement réalisé en graphismes vectoriels monochromes, comme Asteroids. La version Atari, contrairement à la version arcade, est en couleurs, ne présente pas de graphismes ni en 3D, ni vectoriels, et le joueur peut voir l'avant de son tank à l'écran. Mais le principe du jeu est identique.
Le but est de repérer sur le radar en haut de l'écran les points qui représentent des ennemis, de se tourner dans leur direction et de les abattre d'un tir bien placé. Les ennemis peuvent bien entendu répliquer, il faut donc les abattre avant qu'ils ne se tournent vers vous, car il est quasiment impossible d'éviter leurs tirs. Ces ennemis sont des tanks, des avions et des espèces de soucoupes volantes qui flottent au ras du sol. Pur jeu de score, le jeu est assez répétitif. Malgré tout, il est plutôt agréable à jouer, mais ne constitue pas un incontournable de la console à mon goût. Cela dit, il me laisse quand même de bons souvenirs, d'où sa présence ici, mais il a plus mal vieilli que d'autres jeux.

Battlezone Battlezone

Battlezone arcade
Battlezone en version arcade (1980)

Vidéo de Battlezone

Haut de page

BEAMRIDER

Année : 1983
Éditeur : Activision
Conçu par David Rolfe

D'abord développé pour la console Intellivision, ce jeu a ensuite été porté sur l'Atari VCS. C'est un shoot'emp up, dans lequel le joueur doit détruire 15 vaisseaux ennemis pour pouvoir accéder au niveau suivant. Pour obtenir des points bonus, il faut également détruire un vaisseau-mère (à l'aide d'une torpille et non pas d'un simple tir laser) qui traverse l'écran entre deux niveaux. Le jeu présente une simili-3D, avec des vaisseaux qui grossissent en s'approchant du vaisseau du joueur. Il faut réussir à franchir 99 niveaux pour délivrer la Terre, emprisonnée dans de mystérieux rayons énergétiques.
Ce jeu d'Activision est une belle réussite technique, il est difficile mais assez prenant et suffisamment différent d'un autre shoot'em up comme Space Invaders pour ne pas avoir l'impression d'avoir affaire à un des multiples clones de ce dernier. En fait, ce jeu fait plutôt penser à Tempest, un jeu d'arcade sorti à la même époque, mais qui n'a jamais connu d'adaptation officielle sur Atari VCS.

Beamrider Beamrider

Vidéo de Beamrider

Haut de page

DECATHLON

Année : 1983
Éditeur : Activision
Conçu par David Crane

En 1983, David Crane, déjà concepteur de Pitfall l'année précédente, offre à l'Atari une nouvelle perle : Decathlon.
Le principe en est simple : en tant que joueur, vous participez aux dix épreuves sportives qui constituent un décathlon : 100m, 110m haies, 400m, 1500m, saut en longueur, saut en hauteur, saut à la perche, lancer du poids, lancer du disque et enfin lancer du javelot (dans le désordre).
Pour retranscrire l'idée d'effort, chose qui n'est quand même pas caractéristique du jeu vidéo (c'est plutôt une activité qui se pratique bien confortablement installé dans un canapé), David Crane a eu l'idée suivante : pour faire courir son personnage, il fallait agiter son joystick le plus vite possible de droite à gauche. Plus vous êtes rapide, et plus votre personnage court vite. Pour les sauts ou les lancers, un simple appui sur le bouton d'action au bon moment permet de déclencher l'action.
Résultat ? Après une partie de Decathlon, vous avez le bras en compote et vous êtes crevé !!! D'autant que la dernière épreuve du jeu est un 1500m, ce qui permet d'achever définitivement le joueur qui vient déjà de se donner à fond pendant les neuf premières épreuves. Heureusement, le 1500m ne nécessite pas d'agiter le joystick comme un malade. Être en rythme suffit, même à petite vitesse. Sauf les derniers 200m qui exigent un sprint !
Très marrant, surtout à plusieurs puisque 4 joueurs peuvent jouer à tour de rôle. Graphiquement, le jeu est simple, mais réussi, le son est minimaliste et l'animation du personnage ne souffre d'aucun défaut. Le scrolling est également parfaitement fluide. Encore une fois, Activision impose un hit.

Decathlon Decathlon

Vidéos des épreuves de Decathlon


Musique d'ouverture


100 m


Saut en longueur


Lancer du poids


Saut en hauteur


400 m


110 m haies


Lancer du disque


Saut à la perche


Lancer du javelot


1500 m


Musique de clôture

Haut de page

ENDURO

Année : 1983
Éditeur : Activision
Conçu par Larry Miller

Enduro est un jeu de course d'endurance, comme son nom l'indique. Le but n'est pas d'arriver premier de la course, mais de doubler chaque jour un certain nombre de voitures. Le jeu se déroule en continu d'une journée à l'autre, de l'aube à l'aube suivante. Les heures de la journée se succèdent, la luminosité change et l'on passe par diverses conditions météo, toujours identiques et toujours dans le même ordre. Le ciel change de couleur et l'on traverse une zone enneigée (bruitage assourdi, maniabilité légèrement plus difficile), une zone de brouillard (la moitié de l'écran est noyée dans le brouillard et les voitures adverses apparaissent au dernier moment), une zone de nuit (seuls les phares des concurrents sont visibles) et ainsi de suite.

Enduro Enduro

Le premier jour, vous devez doubler 200 voitures, puis 300 les jours suivants. Si le joueur échoue à doubler ce nombre de voitures prédéfini, le jeu s'arrête, sinon, il continue sans fin. Ou presque. En effet, chaque jour, les concurrents roulent un peu plus vite que la veille, vous obligeant à rouler donc un peu plus vite pour parvenir à doubler 300 concurrents. Le jeu devient donc progressivement plus difficile. Jusqu'au moment où il deviendra tout simplement impossible de terminer le jeu, car même à la vitesse maximum, vous n'irez encore pas assez vite pour réussir. Je ne suis jamais arrivé jusque là, mais je me souviens d'un joueur qui avait témoigné pour dire que cela se produisait après quelques dizaines de journées de courses. Impossible de me souvenir du nombre exact malheureusement.

Enduro Enduro

Les concurrents sont répartis sur 3 files. Un à gauche, un au milieu et un à droite. Ils ne changent jamais de file et le joueur doit donc zigzaguer entre eux, et anticiper son placement pour passer entre les voitures sans les toucher. En cas de collision, la voiture ne subit pas de dégâts, mais elle est brusquement ralentie et vous devez reprendre de la vitesse. Si vous touchez le bord de la route, vous êtes également freiné. Au fur et à mesure du jeu, comme la vitesse augmente, il devient impératif de ne pas faire d'erreurs de conduite. Au bout d'un moment, la moindre erreur vous enlève toute chance de parvenir à doubler les 300 voitures requises.

Enduro Enduro

En résumé, un jeu simple mais à la réalisation impeccable, fluide, maniable, à la difficulté très progressive et très bien dosée, et un jeu qui porte bien son nom, l'endurance est de rigueur. Activision réussit encore ici un coup de maître. D'ailleurs, dans cette catégorie, voir aussi Decathlon ou River Raid, du même accabit, et également d'Activision, sans aucun doute les meilleurs développeurs ayant oeuvré sur Atari VCS.

Vidéo d'Enduro

Haut de page

MOON PATROL

Année : 1983
Éditeur : Atari

Encore un jeu d'arcade (de Irem Corporation) adapté sur Atari. Le joueur dirige ici un buggy lunaire et parcourt un trajet truffé d'ennemis et d'obstacles. Le principe est simple, l'écran défile par scrolling, faisant avancer votre buggy vers la droite. Sur le sol, il vous faut éviter les trous et les petits monticules qui gênent votre progression, en sautant (oui, c'est un buggy sauteur) ou en tirant dessus, tandis que divers vaisseaux ennemis vous survolent et tentent de vous détruire en vous tirant dessus. Il faut donc éviter leurs tirs et les abattre. Quand vous tirez, un coup part vers l'avant pour détruire ce qui se trouve devant vous au niveau du sol, et un autre coup part vers le haut pour vous permettre d'anéantir les menaces aériennes.
Votre parcours est divisé en cinq étapes. Si vous perdez, vous recommencez au début de l'étape en cours. Le but est bien entendu d'arriver au bout de la cinquième étape.
La réalisation est conforme à ce qu'on peut attendre d'un Atari VCS. les graphismes sont simples (et bien moins colorés qu'en arcade), le scrolling horizontal est très fluide, et la maniabilité est très bonne. Niveau bruitages, rien de transcendant, mais ça reste correct. Globalement, le jeu est donc plutôt bon, suffisamment pour donner envie d'aller jusqu'au bout.

Moon Patrol Moon Patrol

Moon Patrol arcade
Moon Patrol en version arcade (1982)

Vidéo de Moon Patrol

Haut de page

OBÉLIX

Année : 1983
Éditeur : Atari

Le titre du jeu a beau être Obélix, c'est en fait Astérix que le joueur contrôle. Quatre Romains patrouillent de droite à gauche, chacun sur sa rangée. Astérix, lui, peut se déplacer librement sur chaque rangée, mais pour passer d'une rangée à l'autre, il doit obligatoirement passer par l'une des barres rouges, ce qui limite ses déplacements. Quant à Obélix, il fait des allers-retours en haut de l'écran d'un pas égal en portant son menhir.
Lorsqu'Astérix touche un Romain, celui-ci s'immobilise de peur et demeure figé pendant quelques secondes. Au moment où Obélix passe à la verticale d'un Romain immobilisé, le joueur doit appuyer sur le bouton pour qu'Obélix lâche son menhir sur le Romain. Si cela n'est pas accompli suffisamment vite, le Romain se réveille soudain, rouge de colère et invincible ! Si Astérix touche un Romain en colère, il perd une vie.
Le seul moyen de vaincre les Romains en colère, c'est d'attendre l'arrivée du druide Panoramix. Il apparaît à la place d'Obélix et traverse l'écran une seule fois, de gauche à droite. Au cours de sa marche, il finit par lâcher une gourde de potion magique qu'Astérix devra attraper au vol, ce qui lui donnera la force surhumaine qui permet de vaincre les Romains en colère. Le problème est qu'on ne sait pas quand la gourde va tomber. Le druide peut la lâcher dès son apparition, ou seulement après avoir lentement traversé tout l'écran. Et si Astérix rate la potion, il devra attendre que Panoramix daigne revenir, ce qui ne tarde pas, mais peut mettre Astérix dans une situation périlleuse.
Les Romains se déplacent à différentes vitesses, du pas tranquille au grand galop. Lorsqu'ils sont assommés puis écrasés par un menhir, le nombre de points qu'ils vous rapportent apparaît en chiffres... romains (X pour 10, L pour 50, C pour 100, D pour 500 et M pour 1000). Plus un Romain allait vite au moment où Astérix l'a touché, plus il rapporte de points.
Ce jeu est encore une fois un jeu à score, sans fin. Tant que vous ne perdez pas, le jeu continue, l'objectif étant donc de tenir le plus longtemps possible pour battre son meilleur score. La réalisation est sympa, on reconnaît bien Astérix, Obélix et Panoramix. Les Romains ont un peu une tête de schtroumpfs et le menhir d'Obélix est un simple rectangle rouge (pourquoi rouge, d'ailleurs ? Contrainte technique peut-être ou choix de design ?), mais ça n'a pas une grande importance. Le jeu est agréable, le dessin d'Obélix en présentation est très réussi, il y a même une petite musique d'intro qui n'est pas un calvaire pour les oreilles, l'animation des personnages est très bonne, la maniabilité aussi... bref, du tout bon.

Obelix Obelix

Obelix Obelix

Vidéo d'Obélix

Haut de page

PAC-MAN

Année : 1981
Éditeur : Atari

Tout le monde connaît Pac-Man. Il a longtemps été, et il est encore un peu aujourd'hui, le symbole même du jeu vidéo. Quand on voit la Tour Eiffel, on pense à Paris si on est français, à la France si on est étranger. Quand on voit Pac-Man, on pense aux jeux vidéo. Et vice-versa.
Pac-Man est à l'origine un jeu d'arcade de Namco, et il rencontra un immense succès. Parce qu'il est coloré, parce qu'il est non-violent (on ne tue pas d'extra-terrestres belliqueux pour une fois), parce que le personnage qu'on dirige semble avoir une âme, il a une tête sympa, toute ronde, parce que le jeu est simple, facile à comprendre et à jouer, immédiatement accrocheur...
Le joueur dirige donc Pac-Man dans un labyrinthe. Le but de Pac-Man est de manger toutes les pastilles semées dans ce labyrinthe. Au passage, il peut également se goinfrer avec les fruits bonus qui apparaissent de temps à autre et qui n'ont d'autre intérêt que de rapporter des points.
Tout cela serait très facile sans les quatre fantomes qui cherchent à intercepter le héros. Au moindre contact avec un fantôme, Pac-Man perd une vie. Heureusement, quatre pastilles spéciales, une à chaque coin du labyrinthe, lui permettent de devenir momentanément invincible et de pouvoir à son tour manger les fantômes. Quand Pac-Man a terminé de manger les pastilles d'un labyrinthe, il passe au niveau suivant et c'est reparti pour un tour. Même labyrinthe, mêmes ennemis, même principe, mais un poil plus rapide à chaque fois. Le jeu se répète ainsi jusqu'à ce que le joueur perde.
La version Atari du jeu est... ratée. Les graphismes sont moches, les fantômes clignotent au point d'en perdre leurs couleurs, leur comportement n'est pas différencié comme il l'était en arcade, le labyrinthe ne ressemble que très vaguement à l'original, idem pour les bruitages et la (très courte) musique d'intro, les fruits sont de simples carrés et la maniabilité est un peu raide. Un fiasco, alors ?
Techniquement, oui. Pac-Man sur Atari souffre considérablement de la comparaison avec l'illustre original d'arcade. Mais heureusement, le principe du jeu est toujours là. Pour ceux qui, comme moi, ont découvert Pac-Man sur Atari avant de jouer au jeu d'arcade, cette version reste malgré tout très sympa. Le jeu est toujours aussi accrocheur et donne envie d'aller toujours plus loin. Alors oui, il est moche alors qu'on sait que malgré ses limites, l'Atari peut faire bien mieux (voyez Pitfall ou River Raid, plus fins, plus colorés), mais ça reste Pac-Man. Malgré tout, le jeu a mal vieilli. Atari s'est fort heureusement rattrapé l'année suivante avec Ms Pac-Man, bien plus fidèle à l'original et bien mieux programmé.

Pac-Man Pac-Man

Pac-Man arcade

Vidéo de Pac-Man

Haut de page

PITFALL!

Année : 1982
Éditeur : Activision
Conçu par David Crane

Ce jeu est le plus gros succès commercial sur Atari VCS. Il s'est écoulé à plus de 4 millions d'exemplaires, chiffre qui même à l'heure actuelle, alors que le marché du jeu vidéo a énormément grossi, est loin d'être atteint par la plupart des jeux. C'est David Crane qui a conçu ce jeu et a fait de lui LA star des développeurs d'Activision, la meilleure société de développement sur Atari VCS. Et Activision existe toujours aujourd'hui, alors que la plupart de ses concurrents de l'époque ont disparu depuis bien longtemps.
Le joueur dirige ici un aventurier du nom de Pitfall Harry qui parcourt la jungle à la recherche de trésors. Le but est de récupérer 32 trésors dans un laps de temps limité à 20 minutes. Pitfall Harry doit faire face à des crocodiles, des serpents, des scorpions, utiliser des lianes pour franchir des obstacles, descendre dans des souterrains obscurs, etc.
Les situations sont donc assez variées, et l'excellente réalisation technique sert une jouabilité exemplaire. Ce jeu est un véritable précurseur dans le domaine des jeux de plate-forme et d'aventure-action.

Pitfall Pitfall

Vidéo de Pitfall!

Haut de page

PITFALL 2: Lost Caverns

Année : 1984
Éditeur : Activision
Conçu par David Crane

Plus beau, mieux réalisé, plus varié, avec une musique sympa pour accompagner le joueur (et les musiques réussies sur Atari, y'en a pas des masses !), Pitfall II reprend la recette de son prédécesseur... en mieux. Encore un jeu Activision, encore un jeu de David Crane, encore une réussite incontestable !

Pitfall 2 Pitfall 2

Vidéo de Pitfall 2

Haut de page

RIVER RAID

Année : 1982
Éditeur : Activision
Conçu par Carol Shaw

À mon avis, ce jeu est l'un des tout meilleurs jamais conçus pour Atari VCS, avec Enduro ou Decathlon (également d'Activision). À noter que ce jeu a été conçu par une femme, Carol Shaw, ce qui n'était pas si courant à cette époque.
Le joueur est ici placé aux commandes d'un avion qui survole une rivière, et le but est d'avancer le plus loin possible en évitant ou en détruisant les obstacles qui se dressent sur sa route. Il faut également éviter de se crasher sur les berges ou sur les îles. Certains passages regorgent d'ennemis aux déplacements latéraux simples, mais parfois trompeurs. Parmi les ennemis, on trouve des navires, des hélicoptères et des avions.
La rivière est divisée en différentes sections séparées par des ponts. Si vous êtes touché ou que vous vous écrasez, vous reprenez la partie au pont précédent, ou bien au pont suivant si vous avez réussi à détruire le pont suivant avant de mourir. Le nombre de vies est évidemment limité. Autre trouvaille intéressante et stratégiquement capitale, vous disposez d'une jauge de carburant. Vos réserves en kérosène baissent régulièrement, mais vous pouvez vous réapprovisionner en survolant les réservoirs qui jalonnent la rivière. Vous pouvez également détruire ces réservoirs. Il arrive bien souvent qu'on détruise malencontreusement un réservoir dont on aurait pourtant eu besoin. En cas de panne sèche, votre avion s'écrase bien entendu et vous perdez une vie.
Vous pouvez voler à trois vitesses différentes. Accélérez en poussant le joystick vers l'avant, ralentissez en le tirant vers l'arrière, ou volez à la vitesse nominale en laissant le joystick en position centrale. Plus on vole vite, plus on consomme de kérosène. Le nombre de réservoirs d'essence diminue au fur et à mesure que l'on progresse sur la rivière. Ce jeu semble ne pas avoir de fin. En tout cas, je ne suis jamais arrivé au bout.
River Raid est donc un shoot'em up à scrolling vertical, à la réalisation impeccable et au maniement parfait. On peut même légèrement orienter ses tirs après avoir appuyé sur le bouton de tir, ce qui permet de toucher des cibles parfois bien planquées dans des recoins du décor. C'est un jeu de réflexe, un jeu éprouvant et souvent frustrant (puisqu'il n'y a pas de fin a priori, on sait bien qu'on finira par perdre), mais dont l'excellente réalisation donne envie d'essayer d'aller toujours plus loin. Pour battre son score, certes (même s'il n'y a pas de sauvegarde des scores, on peut se noter ses meilleurs scores sur un papier, ou dans sa tête), mais aussi et surtout pour tenter d'aller le plus loin possible, pour arriver à une fin hypothétique. Un jeu incontournable de l'Atari VCS et une immense réussite d'Activision, au sommet de sa forme.

River Raid River Raid

Vidéo de River Raid

Haut de page

SPACE INVADERS

Année : 1980
Éditeur : Atari

Encore un monument du jeu vidéo ! Space Invaders est à la base un jeu d'arcade de Taito (programmé par Toshihiro Nishikado et sorti en 1978), dont Atari a acheté les droits pour pouvoir en produire une adaptation pour sa console, dont les démarrages en terme de vente n'étaient pas extraordinaires. Ce jeu est le premier shoot'em up de l'histoire du jeu vidéo et il a rencontré un énorme succès en salles d'arcade. C'est un grand classique, au même titre que Pac Man. L'adaptation faite par Atari est excellente. Visuellement, la version Atari est un peu simplifiée, les ennemis sont moins nombreux à l'écran, mais le jeu est aussi plus coloré et comporte de nombreuses variantes qui en renouvellent l'intérêt. Pour la petite histoire, ce jeu est le plus vendu sur la console. Le fait qu'à une période, ce jeu ait été vendu en bundle avec la console a évidemment aidé à ce succès.
Le principe du jeu est simple : le joueur dirige un vaisseau qui se déplace latéralement au bas de l'écran, et doit tirer sur des rangées de vaisseaux extra-terrestres qui descendent vers la Terre. Les ennemis restent en rangs ordonnés quoi qu'il arrive, et le joueur les décime un à un jusqu'au dernier. Lorsqu'il ne reste plus aucun ennemi à l'écran, une nouvelle vague d'ennemis apparaît que le joueur doit à nouveau détruire. Chaque nouvelle vague ennemie apparaît un peu plus proche du sol que la précédente, jusqu'à une hauteur minimum. De temps à autre, une soucoupe apparaît en haut de l'écran qu'elle traverse de droite à gauche ou de gauche à droite. Elle n'est pas dangereuse, mais rapporte plus de points que les autres vaisseaux si le joueur parvient à la détruire d'un tir bien placé.
Encore une fois, ce jeu n'a pas de fin, tant que le joueur parvient à éliminer les ennemis. C'est donc un jeu à score, dont le seul but est de rester en vie le plus longtemps possible. Les variantes proposées par Atari apportent des ennemis invisible, des tirs qui zigzaguent, des tirs rapides, des murs de protection (quand les ennemis sont encore suffisamment hauts) mobiles au lieu d'être fixes, la possibilité de jouer à deux simultanément ou l'un après l'autre, etc. En tout, 112 variantes sont proposées.
Le bilan ? Un très bon jeu, prenant, de longue haleine malgré un côté répétitif très prononcé. Mais c'était le cas de la quasi-totalité des jeux existants de l'époque. Après cet ancêtre naîtront une multitude de jeux dérivés qui conduiront à des chefs d'oeuvre du shoot'em up, un genre qui est aujourd'hui tombé en désuétude malgré son rôle salutaire de défouloir hypnotique.

Space Invaders Space Invaders

Space Invaders arcade
Space Invaders en version arcade (1978)

Vidéo de Space Invaders

Haut de page

TÉLÉCHARGEMENT

Je vous donne ici la possibilité de télécharger un émulateur Atari VCS pour Windows, ainsi que les jeux dont je parle sur cette page. Malgré l'âge canonique de ces jeux, si un ayant-droit éventuel estime que ces jeux ne doivent pas pouvoir être téléchargés et redécouverts de nos jours, n'hésitez pas à me le dire et je les supprimerai aussitôt de mon site.

Émulateur Atari VCS pour Windows : Stella 3.9.3 versions 32 et 64 bits (3,06 Mo)

Astérix
Asteroids
Battlezone
Beamrider
Decathlon
Enduro
Moon Patrol
Obélix
Pac-Man
Pitfall!
Pitfall II: The Lost Caverns
River Raid
Space Invaders

Et ici, la totale : 1701 jeux !
6,13 Mo pour toute la ludothèque Atari VCS !



Haut de page

Et le jeu vidéo fut

C'est via cette console créée dans les années 70 que j'ai fait mon entrée dans le monde du jeu vidéo, un monde qui était presque totalement inconnu de la plupart des gens en 1982, lorsque j'ai reçu mon Atari pour Noël.

Comme on peut le voir sur cette photo, la console était livrée avec deux paires de manette. Le traditionnel joystick noir à un bouton, et une paire de contrôleurs circulaires, qui servait aux jeux de voiture et aux jeux de type casse-briques. Je crois n'avoir jamais eu l'occasion de les utiliser avec ma console, par manque de jeu en faisant usage. En revanche, j'allais avoir l'occasion de les ressortir quelques années plus tard pour jouer à Arkanoid sur Commodore 64, puisque le jeu les gérait à la perfection, permettant ainsi de retrouver les sensations du jeu d'arcade (commandé lui aussi par molette circulaire).

Atari VCS

À cette période, la console était également fournie avec le jeu Combat, un jeu très simple pour deux joueurs uniquement, aux graphismes et sons plus que basiques, mais amusant tout de même.

Combat box Combat

Haut de page

UN PEU D'HISTOIRE

L'Atari VCS est la première véritable console à rencontrer un véritable succès dans le monde entier. C'est elle qui va populariser le jeu vidéo et le faire entrer dans un grand nombre de foyers.

Elle n'est pas la première de son genre, mais elle est la première à proposer des jeux sur cartouches variés, à être d'une puissance suffisante pour permettre d'adapter des jeux d'arcade jouables chez soi (Space Invaders, Asteroids, Pac-Man, Frogger, Q-Bert...), avec bien entendu des concessions parfois importantes sur les plans graphiques et sonores, mais ces adaptations ont néanmoins clairement contribué à attirer une clientèle énorme.

Il s'en est vendu environ 25 millions d'exemplaires, et la console a été fabriquée de 1977 à 1991 ! Une durée de vie exceptionnelle donc, qui s'explique notamment par le fait qu'elle fait partie des pionnières et que la concurrence n'était pas très forte dans les premières années de son existence. Puis, une fois sa carrière terminée en Occident, elle a trouvé un nouveau souffle dans les pays émergents, dans les anciens satellites de l'Union Soviétique en Europe de l'Est ou en Amérique Latine.

Techniquement, elle a aujourd'hui de quoi faire sourire et pourtant, elle était au top au tout début des années 80 !
Processeur principal : MOS Technology 6507 à 1,19 MHz
définition : 160x192
couleurs : 128 (16 couleurs avec 8 niveaux d'intensité chacune)
Son : deux voies mono
Mémoire principale : 128 octets VLSI
Cartouches de jeux : de 2 Ko à 64 Ko

Il existe des centaines de jeux sortis sur ce vénérable ancêtre, dont une bonne part de très mauvais jeux, même selon les critères de l'époque. Le nombre important de jeux de mauvaise qualité à une période de son existence a d'ailleurs contribué au crash du jeu vidéo en 1984, car un grand nombre de personnes avaient fini par se détourner de ce nouveau loisir qui proposait tant de médiocrité.

Ça aurait pu être la fin du jeu vidéo, si d'autres acteurs, et notamment les Japonais (merci Nintendo) n'étaient pas arrivés pour relever le niveau et réconcilier le grand public avec les jeux vidéo. Mais ceci est une autre histoire.

Haut de page


MESSAGES

(laisser un message)

Page de messages n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9



Nicolas
le 22/03/2014 à 21h44

Bravo pour votre site et les informations disponibles

Que de souvenirs en parcourant votre site

Un jeu sur C64 ?

Spelunker pour le plaisir
Ghostbusters pour l'intro



manekeu
le 28/11/2012 à 19h42

Je recherche le nom du jeu (ça doit être avec un ver de terre) mais avec la musique de Beethoven.
Merci.

* * * * * * * * * * * * * * * *

Bonjour,

Il doit s'agir de Earthworm Jim, sorti en 1994 sur consoles 16 bits.
Vidéo sur YouTube.

Grebz



VINce
le 09/09/2012 à 11h56

Bonjour,

Superbe site qui ravive des dizaines de souvenirs, bravo !
Que de nuits passées à jouer sur cette merveilleuse machine.

J'ai suivi le parcours classique des jeunes des années 80. Vidéopac, TI99 4/a, Commodore 64, Amiga, pour finir sur PC.

Avec le recul, le Commodore 64 reste la machine qui a le plus marqué ce parcours, je me revois en train d'échanger des cassettes puis disquettes 5 1/4 sous le manteau dans la cour du lycée !

Bonne continuation pour le site.

Commodorement vôtre,
VINcent, écrivain & musicien.



boubalours
le 08/09/2012 à 16h59

Bonjour,

Je cherche le jeu Pipeline qui était sur le Commodore 64.

J'ai mon papa qui jouait à fond et moi de même !!!

Un grand merci

Bouba



commodorehdcovers
le 05/11/2011 à 20h18

Salut Grebz !

Super ton site, plein de souvenirs rien qu'en lisant tes tests ! J'ai trouvé sur YouTube ton excellent test de The Way of the Exploding Fist, j'ai adoré, moi aussi j'ai plein de bons souvenirs avec ce jeu !
Je t'envoie mes respects commodoristiques !

Et si tu as quelques minutes à perdre, tu peux toujours venir faire un petit tour sur mon site www.commodorehdcovers.com (il y a aussi un forum).

* * * * * * * * * * * * * * * *

Merci de ta visite ! À bientôt sur ton site.

Grebz

Haut de page